Les probiotiques, ces bonnes bactéries qui nous protègent

Les bonnes bactéries qui nous aident à maintenir une vie saine.

L’histoire des prébiotiques et des probiotiques et comment ils nous aident à maintenir une bonne flore intestinale.

Pour comprendre la différence et l’importance des probiotiques et des prébiotiques, il faut d’abord savoir qu’il existe plus de 500 espèces de bactéries qui vivent dans nos intestins.

Ceux-ci constituent notre flore intestinale.

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants et viables qui, lorsqu’ils sont administrés en quantités adéquates, confèrent des bienfaits à l’organisme.

Le terme probiotique vient du mot grec “pro-bios” qui signifie “pro-vie”.

Les probiotiques sont contenus dans certains compléments ou aliments et en nombre suffisant pour exercer un effet positif sur la santé de l’organisme, notamment en renforçant l’écosystème intestinal.

Les prébiotiques, quant à eux, sont des substances non digestibles contenues naturellement dans certains aliments, principalement des fibres hydrosolubles, et favorisent la croissance, dans le côlon, d’une ou plusieurs espèces bactériennes utiles au développement de la microflore probiotique.

Les prébiotiques sont présents dans de nombreux suppléments d’acide lactique, mais aussi dans divers aliments tels que l’ail, les oignons, les haricots et le miel, les bananes et les poireaux.

La particularité des prébiotiques est qu’ils sont littéralement la nourriture des bactéries probiotiques.

L’histoire des bonnes bactéries

Dans le livre Nos amis les bactéries, Anne Katharina Zschocke parle d’Alfred Nißle, un hygiéniste de Fribourg, qui a été conférencier indépendant à partir de 1912, puis professeur à l’Institut d’hygiène de l’Université de Fribourg à Wroclaw.

Alfred, un jour, en préparant ses cours de microbiologie et en mélangeant des bactéries E. coli avec des bactéries typhoïdes a découvert que leurs interactions étaient différentes selon les selles dont elles provenaient. En citant directement Anne Katharina Zschocke, nous allons approfondir ce sujet :

“Certaines bactéries E. coli étaient capables d’évincer complètement les bactéries du typhus présentes sur la capsule de culture qu’il avait mise en place82. Nißle en avait obtenu des cultures pures et avait établi un “indice de bactéries coliformes” qui était basé sur le rapport des deux souches bactériennes et reflétait cette propriété. Selon ses observations, les sujets dans les intestins desquels ces colibactéries étaient présentes étaient à l’abri des maladies intestinales. Enfin, en partant des colibacilles qui, selon l’indice, possédaient la plus grande “valeur antagoniste”, le chercheur avait synthétisé un médicament avec lequel il allait introduire en 1917 un nouveau principe thérapeutique en médecine : La “cholithérapie antagoniste” (voir p. 259)83.

Il avait administré à des patients des E. coli extraits des matières fécales sous forme de capsules, et avait réussi à guérir de nombreux patients qui souffraient de diarrhée depuis des années, ainsi que d’autres présentant des symptômes aigus graves”.

Alfred Nißle est considéré comme le fondateur de la thérapie probiotique, bien que ce terme n’ait été inventé que plus tard.

Le bactériologiste allemand avait prouvé que les bactéries guérissaient les maladies.

Malheureusement, son approche thérapeutique a été développée à une époque où l’orientation scientifique et culturelle était différente et où la “marche triomphale” des antibiotiques était sur le point de commencer.

Restaurer notre microbiome intestinal : Pourquoi ?

Le maintien d’un microbiome intestinal sain est très important, et pour y parvenir, nous devons mener une vie saine, en commençant par notre alimentation.

Notre mantra devrait être “que la nourriture soit votre médicament et que le médicament soit votre nourriture”.

Les aliments prébiotiques et probiotiques font partie des aliments dits “fonctionnels”.

Les aliments fonctionnels sont des substances dont il est scientifiquement prouvé qu’elles ont la capacité d’améliorer la santé ou de prévenir des états pathologiques.

Ce sont tous des glucides non digestibles qui agissent selon deux mécanismes : D’une part, ils régulent la digestion des sucres et des lipides introduits avec l’alimentation, et d’autre part, ils attirent l’eau dans le côlon et hydratent le matériel intestinal, améliorant ainsi les fonctions de l’intestin.

Nous devons les engager parce que :

contrecarrer l’action de tout organisme pathogène,

faciliter la prolifération et la différenciation des cellules épithéliales des muqueuses,

favoriser la synthèse des substances essentielles,

réguler la motilité intestinale.

Une fois de plus, nous savons qu’il existe de bons microbes qui sont essentiels à une vie saine.